• Steampunk

    Steampunk

     

    Définition

    Sous genre de la SF, le terme "steampunk" désignait initialement des oeuvres se déroulant dans le cadre du 19ème siècle victorien, en particulier à Londres où s'esquissaient les prémisses de la société industrielle. Un journaliste américain, Douglas Fetherling, l'a défini comme un genre qui imagine "jusqu'à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt", ce qui ressemble quelque peu à la définition de l'uchronie et à une imitation d'anticipation de l'époque. Néanmoins, le steampunk ne s'embarrasse pas de plausibilité scientifique, et n'a donc pas besoin pour exister du fameux point de divergence qui caractérise l'uchronie.

  • Sans âme

     

    Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

     

    Primo, elle n'a pas d'âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
    Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l'affaire.
    Des vampires indésirables s'en mêlent, d'autres disparaissent, et tout le monde pense qu'Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?


    Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger

    Voilà un livre dont je suis passé à côté lors de sa sortie en janvier. C'est grâce à Mlle Virginie (love-of-book) que je l'ai acheté, la miss a réussi à me convaincre. Sans âme est mon premier roman steampunk, je dois avouer que c'est un véritable coup de coeur.

    Avec un style désuet l'auteur nous entraine à l'époque Victorienne où les convenances font de Mlle Alexia Tarabotti une vieille fille, avec son sang italien (merci papa), ton teint foncé, son nez imposant et ses formes généreuses (vraiment merci papa). Sa famille ayant renoncé à la mariée car en plus d'avoir un physique disgracieux, elle a un caractère épouvantable. Mais ce que sa famille ignore, c'est que son cher père (encore) lui a légué quelque chose de moins tangible pour les humains mais beaucoup plus pour les créatures surnaturelles, le manque d'âme. Mlle Tarabotti est une paranaturelle, une sans âme, cela implique certains inconvénients lors que l'on fréquente les surnaturelles, loups-garous et vampires en tête.

    Le personnage de Mlle Tarabotti est à mourir de rire et le fait que le point de vue soit extérieur rend cela encore plus délectable. Lorsque notre héroïne se fait attaquer par un vampire, elle le trouve très grossier, il ose l'attaquer alors qu'il ne s'est pas présenté, de plus, alors qu'elle se débat tant bien que mal, la tarte à la mélasse qu'elle avait repéré pour n'en faire qu'une bouché se retrouve malencontreusement par terre, avec aucun espoir de récupération. Elle a des pensées bien de son époque qui m'ont franchement fait rire comme par exemple être aussi choqué que si on voyait ses chevilles. Le personnage de Lord Maccon, le loup-garou Alpha, chef du BUR et Ecossais, noté que ce qui est le plus scandaleux est qu'il est Ecossais, est haut en couleur. Ses joutes verbales avec Mlle Tarabotti sont jubilatoires et il est, il faut bien l'avouer, torride. Son Béta, Lyall est lui aussi très intéressant, son rôle auprès de son Alpha est aussi important que ce dernier. Le fonctionnement de la meute de loups-garous et la ruche des vampires est traité de façon originale tout comme les drones et les porte-clés (vous comprendrez en lisant le livre), Lord Akeldama, vampire rococo au bon goût parfois douteux est un personnage avec plus de substance que l'on pourrait croire au début.

    Je ne vous dévoilerais pas l'intrigue plus que ce que j'ai dit plus haut sans quoi il n'y a plus de surprise. Néanmoins ce que je peux vous dire c'est que j'ai été immédiatement prise au piège de l'écriture de Gail Carriger, à la fois décalé, désuète et pleine d'humour, les personnages sont tous aussi attachants les uns que les autres et l'histoire d'amour entre Lord Maccon & Mlle Tarabotti n'a rien de mièvre (je donnerais chère pour des détails de l'histoire du hérisson), en effet les deux protagonistes se connaissent déjà depuis des années sans pour autant se fréquenter (hérisson oblige). L'enquête est certes prévisible mais tellement délectable qu'il m'était impossible de lâcher le livre, surtout vers la fin.


    Au final ce livre est un véritable coup de coeur, c'est rafraichissant et captivant, très bonne surprise. Merci à Miss Virginie de m'avoir fait partager cette découverte. A

     

    ✖ Pour lire un extrait c'est ici.


    Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger

    Sans forme

     

    Miss Alexia Tarabotti est devenu Lady Alexia Woolsey.

     

    Un jour qu'elle se réveille de sa sieste, s'attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s'en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication... laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n'est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

    Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger

      

    La ville de Londres est frappée par une épidémie d’humanisation, c’est-à-dire que tous les êtres surnaturels deviennent humains, donc potentiellement mortels. Alors que lady Maccon est missionné par la reine pour enquêter sur ce phénomène étrange, son mari doit quitter précipitamment l’Angleterre pour l’Ecosse, sa terre natale pour un problème familiale, comprenez la Meute.  

    J’avais beaucoup ri avec Sans âme, Sans forme est un digne successeur. J’ai encore une fois rie, même plus que dans le précédent volume. Alexia Tarabotti est maintenant Alexia Maccon. Elle ne se lasse pas d’admirer son mari (ses fesses surtout) pour notre plus grand plaisir. Mais rassurez-vous, le mariage n’empêche pas notre couple d’avoir des échanges plus que piquants. Leurs répartis sont savoureuses, l’humour n’est pas uniquement dans les dialogues mais également dans les situations (notamment le voyage en dirigeable).  

    La rencontre entre lady Maccon avec le Gamma de son mari, Channing Channing des Chesterfield Channing est un des moments les plus hilarants. Néanmoins il montre un certain problème de communication entre le couple qui va leur causer certains problèmes (je ne parle même pas de la fin ). J’ai pris plaisir à retrouver Tunstell, le porte-clés que l’on avait découvert précédemment, tout comme Ivy, la meilleure amie d’Alexia, qui détonne vraiment avec sa sensibilité et ses chapeaux dans cet univers de loup. Une inventrice française habillé en homme va faire son entrée dans l’histoire et perturbera quelque peu Alexia. Côté vampire, Lord Akeldama est moins présent mais agit dans l’ombre. Il reste fidèle à lui-même et montre son affection pour notre héroïne par des surnoms ridicules.  Biffy le drone préféré du vampire rococo est lui aussi moins présent mais il est toujours là où il faut. Sa rencontre avec Lord Maccon dans la rue est à mourir de rire. Par contre, je me pose une question sur lui et un certain perso. Je rêve ou il y a une possibilité ? Autre point fort, on en apprend plus sur la mythologie des loups-garous et le fonctionnement d’une meute. J’ai trouvé ça très intéressant et loin des clichés du genre. Concernant la fin de ce tome, sans spoiler, je dirais juste que j’ai voulu crier de colère et de frustration ! C’est pas possible une fin pareille !  

    En conclusion, je dirais que ce tome est meilleur que le précédent. Ce fût un vrai plaisir de retrouver tous les personnages, l’humour de l’auteur et l’univers de la steampunk. J’attends la suite avec impatience ! Lecture commune avec Love-of-book. A

     

    ✖ Pour lire un extrait c'est ici.


    Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger

    Sans honte

    Lady Alexia Woolsey est indiscutablement le scandale de la saison londonienne.

    Après les événements survenus en Écosse, elle est retournée vivre chez ses parents. La reine Victoria l’a exclue du Cabinet fantôme, et la seule personne qui pourrait donner une explication à sa délicate condition actuelle, Lord Akeldama, a inopinément quitté la ville. Pour couronner le tout, Alexia découvre que les vampires de Londres ont juré sa mort. Tandis que Lord Maccon met toute son énergie à boire, et que le Professeur Lyall tente désespérément de maintenir la cohésion au sein de la meute Woolsey, Alexia s’enfuit en Italie à la recherche des mystérieux Templiers. Ils sont les seuls à pouvoir l’aider. Mais ils pourraient aussi s’avérer pires que les vampires. Surtout armés de pesto.

    Après la fin atroce de Sans forme, voici une suite qui répond à nos attentes. On retrouve donc une lady Alexia Maccon incommodé par un désagrément embryonnaire et avec un scandale sur le dos. Sa très chère famille qu’elle a été contrainte de rejoindre après les événements de l’Ecosse n’est pas vraiment d’une aide précieuse, c’est plutôt l’inverse. Le seul qui pourrait l’héberger a disparu, Lord Akeldama a pris la poudre d’escampette avec ses drones pour une raison obscure. Il ne reste à Alexia qu’un recourt : quitter Londres pour échapper au scandale et tenter de prouver sa bonne fois à son idiot de mari. Accompagné de Floote, son fidèle majordome et Mme Lefoux, l’inventrice française.

    Ce tome est rempli d’actions, de répliques cinglantes et de révélations. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher mon livre pour vaquer à mes occupations. La série s’améliore à chaque tome et ce volume en est la preuve. On en apprend plus sur le passé du père d’Alexia et sur les Sans âme en général. On alterne entre Londres, Nice et Florence. Florence qu’Alexia trouve d’ailleurs orange. On retrouve Ivy, maintenant Mme Tunstell ainsi que son mari, ancien porte-clés et actuellement acteur. On découvre Lord Maccon ivre à la recherche d’hérissons, Lyall obligé de prendre des responsabilités vu l’état de son Alpha au grand désespoir de ses impeccables chemines, Alexia en quête de vérité qui se console avec du Pesto. Cette dernière apprendra à se méfier des hommes en pyjama, des coccinelles et aura plus que jamais besoin de son ombrelle. Lyall a un rôle important dans ce volume et c’est un vrai régal, c’est un personnage que j’aimais beaucoup précédemment et ça ne fait que se confirmer. Lord Akeldama lui est beaucoup moins présent mais lorsqu’il est là c’est très intéressant. Ma théorie concernant deux protagonistes semble à la fois compromise et pourtant pas tant que ça. A voir pour la suite donc.

    C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé tous les personnages de Gail Carriger, son univers et son humour. J’attends la suite avec impatience et j’espère qu’au aura droit à sa série jeunesse. Lecture commune avec Love-of-bookA

    Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger 

     

    Tome 1 : Sans âme - Parution Janvier 2011
    Tome 2 : Sans forme - Parution Novembre 2011
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    ome 3 : Sans honte - Parution Avril 2012
    Tome 4 : Sans coeur - Parution Novembre 2012
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    ome 5 : Sans délais - Parution VO Mars 2012


    Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger

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