• L'amour peut-il survivre au plus gros des mensonges ? Un roman qui vous fera revivre les délices et les frissons de votre premier amour. Lorsque Alex et Kate se rencontrent, l'attirance est immédiate. Il a de l'humour, il est beau et un brin timide : tout ce que Kate recherche chez un petit ami. Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté : Alex ne peut résister à son charme. L'un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leurs vies...

    Ça pourrait être une banale histoire d'amour s'il n'y avait pas ce malentendu. Ce malentendu qui n'est pas dissipé et qui vire au mensonge. Un mensonge qui en entraine un autre et c'est une spirale infernale qui débute. Il est plus facile de laisser croire et faire semblant que de dire la vérité et se confronter à la réaction de l'autre.

    J'ai tout de suite accrochée à l'écriture de Cat Clarke. Même si la première partie du roman ressemble fortement à une simple romance, c'est pourtant addictif, les pages défilent et se dévorent. Kate & Alex se ressemblent énormément, c'est deux personnages solitaires et perdues. Elles m'ont parfois fait pitié à chercher des amitiés auprès des mauvaises personnes. J'ai pourtant beaucoup plus apprécié Alex que Kate, cette dernière se laissant trop porter par les événements (ça devient vraiment très énervant), tout comme son « amitié » avec Astrid qui est à sens unique et pas du tout valorisante. La relation entre Kate et Alex est d'autant plus touchante car elle est authentique. J'ai aimé leurs moments ensemble, notamment la journée sous la neige, c'est un peu leurs derniers instants avant la dégringolade.

    C'est un roman sur les mensonges de tous les jours, les faciles, ceux sur des malentendus et sur la difficulté d'en sortir. C'est aussi et surtout un roman sur l'amour, celui de deux personnes perdues, de l'amour fraternel. C'est aussi une histoire sur l'image que l'on a de soi, de celle que l'on renvoi et qu'on aimerait donner. J'ai beaucoup aimé ce roman touchant et révoltant à la fois. C'est avec plaisir que je lirais les autres romans de l'auteur !

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  • Une île de Tracey Gravis Graves

     

    Anna Emerson n'hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d'un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l'océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l'adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d'infortune. Alors que chacun d'eux n'a plus que l'autre pour unique horizon, leur seule chance de s'en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.

    Anna est engagée par les parents de T.J. pour lui donner des cours de rattrapage pendant l'été. Ils prennent l'avion pour les retrouver aux Maldives. Sauf que le pilote de leur hydravion fait une attaque et ils se retrouvent sur une île déserte. Dis comme ça, rien de bien captivant. Et pourtant !

    Pourtant j'ai été happée par ce roman. On s’inquiète très vite pour leur survie alors même que l'on commence à s'attacher à eux. La déshydratation, la faim, les maladies, rien ne leur est épargné, ni à nous : le manque d’hygiène, les règles, la courante. L'espoir qui finit par être remplacé par la résignation. A côté de moments vraiment difficiles il y a malgré tout des moments magnifiques entre eux, et leur relation qui évolue. T.J. qui prend de l'assurance, Anna qui se rend compte qu'il est indispensable pour elle. Elle qui refuse de voir ce qu'il éprouve et lui qui n'es pas certain du désir qu'il lit dans ses yeux. Ils apprennent à se connaître, à se découvrir. Leur relation évolue doucement et un lien profond les lie. Alors qu'un événement va tout changer, rien ne sera plus pareil alors. Ce qu'ils croyaient acquis va vaciller et les briser, plus encore que tous le reste. J'ai beaucoup aimé T.J., sûr de lui et de ses sentiments, que la vie a déjà malmené bien avant l'île. Anna se pose beaucoup de questions, trop peut-être mais elles sont légitimes.

    C'est un véritable page-turner, une fois entamé, impossible de le lâcher. J'ai même râlé pour passer à table ou partir bosser. C'est une belle histoire d'amour, tout en finesse et retenue. Un bon moment de lecture et une belle découverte.

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  • Nos étoiles contraires de John Green

     

    Hazel est malade. Gravement. Augustus est en rémission. Elle a 16 ans, lui 17. Dès leur rencontre, en groupe de soutien, il est charmé par son originalité, elle est séduite tout court. Ils ont le même humour, le même regard sans concession et leur complicité est immédiate. C'est le début d'une magnifique histoire d'amour et d'amitié.

    C'est l'histoire d'amour entre deux ados, l'une condamnée, l'autre en rémission. C'est couru d'avance, il n'y a pas vraiment de surprise. Et pourtant. Pourtant la magie opère dès les premières pages grâce à Hazel et son humour. Elle est cynique, dit toujours la vérité, même si celle-ci fait mal. Elle est forte et déterminée, elle n'a que 16 ans mais a déjà connu plus de vie que la plupart des gens. Elle raconte sa vie, son cancer, sa dépression (qui n'est pas un effet secondaire du cancer, mais de mourir). Sa rencontre avec Augustus va chambouler sa vie, leurs vies, et celle de tous ceux qui les entourent. Gus est canon et il le sait, il en joue allégrement et tente de charmer Hazel. Une amitié s'installe entre eux, une complicité évidente et mutuelle. Ils partagent une passion commune pour un roman, qui va les porter plus loin qu'ils l'auraient imaginé. Alors que Gus assume ses sentiments et veut profiter de chaque instant, Hazel se voit comme une bombe prête à exploser et refuse d'exposer les gens qu’elle aime à la déflagration qu'elle va provoquer en mourant.

     J'ai commencé en riant et j'ai fini au bord des larmes. Les cent dernières pages sont insoutenables et magnifiques. L'émotion que le livre suscite est difficile à contenir. J'ai tenu bon, mais j'étais pas loin de craquer. C'est rude et pourtant les pages défilent sans pouvoir s'arrêter. On connaît pertinemment le dénouement, mais on espère, on veut croire qu'une échappatoire est possible. On est comme Hazel et Gus, à la recherche de la fin d'Une impériale affliction. C'est poignant sans jamais tomber dans le mélodrame, c'est tout en retenu et en justesse, l'amour comme la maladie.

     C'est le premier roman de John Green que je lis et je comprends l'engouement pour cet auteur en général et ce livre en particulier. L'écriture est très belle, teintée de mélancolie. C'est un véritable coup de cœur que j'ai eu pour ce roman. Une claque, c'est rude mais tellement beau. C'est une ode à la vie malgré la mort qui rôde.

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