• Dans la Chine de Mao, savoir lire, c'est déjà faire partie des intellectuels. Et on ne badine pas avec les intellectuels : on les envoie se rééduquer dans les campagnes, travailler dans des rizières ou dans des mines. C'est ce qui est arrivé au narrateur et à son ami Luo, si jeunes et déjà marqués du sceau infamant d'"ennemis du peuple". Pour ne pas sombrer, ils ont heureusement encore quelques histoires, quelques films à se raconter, mais cela fait bien peu. Jusqu'à ce que, par miracle, ils tombent sur un roman de Balzac : petit livre à lire en cachette, tellement dangereux, mais tellement magique, qui changera le cours de leur vie en leur ouvrant la porte de la fille du tailleur, en rendant possible ce qui ne l'aurait jamais été...
    Il fallait oser confronter le monde de Balzac et la Chine de Mao : Dai Sijie, réalisateur renommé qui vit en France, a réussi cet improbable pari et on lit avec enthousiasme et frénésie ce premier roman parfaitement maîtrisé.

    Lu à la même période que Fahrenheit, j'ai beaucoup aimé ce livre. Ode à l'espoir, ce roman est passionnant. A l'heure des JO de Pékin, les Chinois en oublie leur Histoire. Ce livre nous rappel l'époque de la Révolution Culturelle de Mao Zedong. Et comment une lueur d'espoir née le jour où les deux jeunes garçons découvre une valise rempli de livre interdit. Dai Sijie signe là une autobiographie émouvante et sincère. A

    Balzac et la petite tailleuse chinoise de Dai Sijie
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