• La griffe et le sang de François Larzem

    "Il y a certains contes que l’on préfère ignorer…"

    Une plongée dans la Dark Fantasy et les ténèbres de l’imaginaire roumain

    "Cruauté et volupté entraînent l’ivresse du sang".

    Mina, jeune Tsigane au caractère trempé, trouve refuge avec sa mère dans une vallée des Carpates. Très vite, elles sont en proie aux tourments des villageois. Ils les obligent à porter un manteau à capuchon rouge, la marque d’infamie. Mais arrive un mercenaire vêtu de noir, à la beauté du loup qui décide de les protéger. Mina pense avoir trouvé la paix quand ses cauchemars commencent. Un chevalier à l’armure écarlate vient la visiter en songe : Vlad, jadis seigneur du pays, dont la réputation de cruauté le désignait comme Dracul, le fils du démon. Un lien les unit…

    La griffe et le sang est une très bonne surprise. Dès les premières pages je me suis prise d’affection par la jeune Mina qui vient de perdre son père.  La jeune Tsigane fuit dans les Carpates avec sa mère dans leur roulotte dans l’espoir d’un lieu sans danger. Mais c’est sans compter sur la peur que suscite leur arrivée chez les villageois. Affublé de capes rouges pour être reconnaissable dans les vertes pâturages, elles vont se rendre compte rapidement que leur tranquillité est toute relative. Mais l’apparition d’un mercenaire qui les prend sous son aile va changer la donne.

    Les personnages sont intéressants. J’ai immédiatement adopté Mina et son fort caractère, elle tient tête à tous le monde et n’a pas sa langue dans sa poche. Sa mère est plus discrète mais son amour pour sa fille la rend attendrissante. Viorel, le mercenaire, sous ses airs bourrus va se prendre d’affection pour les deux femmes. Adrien, le garçon du village, le premier que rencontre Mina et le seul qui ne la juge pas est touchant. Mais rien n’est aussi simple et chacun cache des choses. L’auteur parsème l’histoire d’indices qui nous amènent au dénouement. Certains sont prévisibles, d’autres moins mais le tout est cohérent et passionnant. L’écriture de l’auteur est efficace. Les pages défilent et il est impossible de finir un chapitre sans vouloir entamer le suivant.

    Le résumé parle d’une réécriture de Dracula. J’avoue qu’il y a bien des passages qui font référence à l’œuvre original mais Vlad Tepes est très peu présent. Je m’attendais à ce qu’il tienne un rôle plus important. De plus, entre les loups et les capes rouges, sans compter un certain rêve de Mina, ça m’a fait surtout penser à une réécriture du Petit Chaperon Rouge. Cela n’est pas pour me déplaire mais j’avoue que la quatrième de couverture induit en erreur.

    Par contre, la collection Pandore vise un public « Young Adult » mais j’avoue que je n’ai pas trouvé ce roman très jeunesse. Voir même pas approprié pour des adolescents de 13/14 ans. Il y a des scènes et des morts violentes, le tout est décrit avec beaucoup de détails. Je n’ai pas été choquée, loin de là, mais je ne sais pas comment cela peut être perçu par les plus jeunes.

    En conclusion, je dirais qu'il s'agit d'un roman plus adulte que jeunesse. Les thèmes du roman diverses abordent l'acceptation de soi, de la différence et de l'identité. Une très bonne surprise que je recommande. Un grand merci aux Editions Le pré aux Clercs et à la collection Pandore poru le partenariat. 
    A

    La griffe et le sang de François Larzem

    « Je suis comme vous, unique ! d'Astrid El Chami Dévoile-moi de Sylvia Day »
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  • Commentaires

    1
    La Gardienne Profil de La Gardienne
    Lundi 18 Mars 2013 à 13:18

    Voilà un livre que je vais noter. Réécriture de Dracula pourquoi pas ! Avec une héroïne qui s'apelle Mina, comme dans le roman de Stoker...

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