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Par Un bout d ailleurs dans Interviews le 28 Avril 2012 à 13:30
Certains l’auront remarqué, j’ai succombé aux écrits de Sophie Jomain. En plus d’avoir une écriture captivante, elle réussit à faire chavirer mon petit cœur de non romantique (ce qui n’est pas rien). J’ai été pris dans sa toile, aux cœurs de ses personnages et de ses histoires de loups-garous, de vampires et d’anges. C’est avec un grand bonheur que j’ai le plaisir de vous présenter la petite interview que la demoiselle a bien voulue m’accorder.
- Pourrais-tu te présenter (s’il le faut encore) pour les lecteurs ?Comme certains me connaissent déjà, je ne vais pas faire de répétition et te parler plutôt de mon humeur du moment, si tu veux bien. Actuellement, je suis totalement possédée par le démon de l’écriture. J’ai des cernes sous les yeux, je bois des litres de thé et de café et je ne dors pas beaucoup, mais je suis follement heureuse !
- Depuis combien de temps écris-tu et comment est venue cette passion ?
J’ai commencé à écrire en août 2009, en posant les premières lignes de la saga Les étoiles de Noss Head. Depuis, je ne me suis plus arrêtée.
- Pourrais-tu nous parler de tes écrits ?
Tous mes romans sont fixés dans un univers imaginaire. C’est plutôt curieux, dans la mesure où je n’avais absolument pas ce type de lecture avant de commencer à écrire. J’étais définitivement ancrée dans les récits historiques ou contemporains, toujours figés dans la réalité. J’ai découvert l’univers du fantastique avec Harry Potter, je m’y suis plu, j’ai eu envie de gratouiller à mon tour. Le fantastique permet de dépasser les limites de la raison sans aucun complexe, puisque rien n’existe. Et à la fois, parfois, on en vient même à douter, tant nous vivons si fort les histoires que nous lisons, car elles se mélangent naturellement avec la réalité. Donc, chacun de mes romans tire vers cette tendance. J’ai voulu des personnages au plus près de la réalité, sans pour autant les faire vivre dans le vrai. Je ne sais pas si je suis très claire, mais il était inconcevable que mes personnages ne ressemblent pas aux lecteurs et à la fois, qu’ils n’apportent pas une part d’étrange.
- As-tu une affection particulière pour l’une de tes séries ?
Sans aucun doute pour mon premier bébé de papier, Les étoiles de Noss Head. Parce que les héros, Hannah et Leith, je les ai vus grandir, mûrir, être heureux, pleurer et souffrir. C’est très étran ge comme sensation, mais j’ai l’impression de véritablement les connaître, qu’ils font partie de ma vie. J’aurais donc toujours une incroyable tendresse en repensant à cette saga. Cela dit, le roman que j’ai préféré écrire, est sans conteste Felicity Atcock 1 – Les anges mordent aussi.
- Combien de temps te prend l’écriture ainsi que la correction d’un roman ?
C’est très aléatoire, mais l’écriture me prend généralement un bon mois à chaque fois, mais le travail de correction est bien plus long. Il comprend une phase de relecture pointue qui permet d’améliorer les tournures de phrases, de corriger les incohérences et qui peut aussi conduire à changer un chapitre complet. Je dirais donc qu’un roman est prêt à être corrigé (sans plus de modifications que l’orthographe, la conjugaison et la grammaire) au bout de quatre mois.
- À quel moment es-tu passé du stade de l’écriture « pour soi » à celui de l’envie d’être publié ? As-tu écrit dans l’optique d’une publication ?
Je ne suis jamais passé par le stade de l’écriture pour moi. J’ai toujours écrit pour les autres. En revanche, en envoyant mon premier manuscrit aux éditeurs en septembre 2009, c’était dans l’optique d’être critiquée, de voir ce que je valais. J’ai été très surprise d’être retenue presque immédiatement.
- As-tu un droit de regard sur la couverture de tes romans ? Si oui, comment cela se passe-t-il ? Si tu veux mon avis, c’est plutôt une question que tu devrais poser à un éditeur pour les explications techniques. En revanche, je peux t’affirmer que oui, chaque auteur de romans a un droit de regard sur ses couvertures. Car celles-ci restent quand même la vitrine de son travail. Ne pas collaborer avec l’éditeur serait une erreur pour chacun.
- Quels sont tes autres projets ?
Je travaille en ce moment sur Les anges ont la dent dure, le deuxième volet de ma saga pour adulte, Felicity Atcock. Quant aux autres projets, j’en parlerai bientôt.
- Quels sont ta dernière lecture et ton plus gros coup de cœur livresque ?
J’ai beaucoup aimé le Roman de l’an mil de Ramón Basagana. Deux enfants sont en fuite après avoir découvert deux corps sans vie. Une très belle histoire et une plus extrêmement agréable, sans compter que l’histoire est terriblement originale. Mon plus gros coup de cœur ? Je n’en ai pas. Je lis vraiment beaucoup et chaque coup de cœur me donne l’impression d’être encore plus fort que le précédent, mais la vérité, c’est que j’ai été marquée différemment par chacun d’eux, donc je ne saurais faire un choix.
- Un mot pour la fin de l’interview ?
Merci pour ta curiosité et… un bisou pour toi et vous tous qui lirez cette interview.

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- Le blog des Etoiles de Noss Head
- Ses romans disponible ici
- Les étoiles de Noss Head (chronique)
- Pamphlet contre un vampire (chronique)
- Les anges mordent aussi
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Par Un bout d ailleurs dans Interviews le 13 Août 2011 à 18:27Ceux qui suivent ce blog, savent que j'aime beaucoup (pour ne pas dire plus) les écrits d'Ambre Dubois. En plus d'être l'une des premiers auteurs francophones dont j'ai lu les ouvrages, ses univers sont toujours captivants et les personnages ô combien intéressants. A l'heure de la bit-lit, l'atmosphère victorienne qui se dégage de ses ouvrages est un véritable coup de frais. C'est toujours avec une grande avidité que je me faufile aux côtés de ses personnages dans les rues pavées d'un Londres dangereux. A l'occasion de la sortie de son prochain roman, Absinthes & Démons, la demoiselle m'a accordé une interview.Attention, infos exclusives !
- Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ?
Tout d'abord, bonjour à tous les visiteurs de ce sympathique blog. Je suis une petite belge de 32 ans (oups, le temps passe vite) et je scribouille des pages blanches depuis mon adolescence. Après quelques années passées sans écrire consacrées à mes études, je m'y suis remise il y a quelques mois et j'ai réussi à publier mon premier roman « Le Manoir des immortels » en 2007 aux éditions Nuit d'avril (aujourd'hui disparu). Dans la vraie vie, je suis kiné, j'adore les romans fantastiques, principalement les histoires de vampires. Dans la vie irréelle d'Internet, je suis aussi la créatrice du site LaCrypte.net consacré à ma passion des vampires et une des administratrices de la petite maison d'édition Le Petit Caveau.
- Parles-nous de ta prochaine sortie Absinthes & Démons.
Ce projet date de quelques années puisque j'ai commencé à écrire cette histoire en 2008. Tout a commencé par une première nouvelle intitulée « De nacre et d'écarlate » et je me suis ensuite tellement attachée aux personnages que j'ai eu envie de développer cet univers par une série de nouvelles. Au final, le récit est donc un roman feuilleton de neuf histoires faisant évoluer chronologiquement deux personnages. Comme j'apprécie beaucoup la période victorienne, les héros circulent bien évidemment dans ce décor, avec tout ce qu'il possède de mystérieux et de gothique. Lors de sa création, le manuscrit avait été accepté aux éditions du Calepin Jaune et était programmé dans leur planning. Par la suite, comme la maison s'est mise en arrêt, le récit a été contraint de dormir quelques mois sur mon disque dur... jusqu'à la création des éditions du Riez. J'en profite pour les remercier de m'avoir enfin donné l'opportunité d'éditer ce titre.
- Les soupirs de Londres arrivent à terme en février 2012 avec La Marquise des Ténèbres. Comment appréhendes-tu la fin du cycle ?
« Marquise des ténèbres » sera le tome 3 d'une série qui devrait au final en compter 4. Il est vrai que tout un temps je pensais me limiter à trois tomes, mais en écrivant le tome 3 je me suis rendue compte que j'avais laissé trop d'intrigues dans l'obscurité pour pouvoir tout dévoiler en une seule fois et accéder au final désiré. Il me restera donc encore un tome à écrire. Bien sur, j'appréhende de clôturer cette série mais je sens aussi avoir fait le tour de l'univers des vampires londoniens... et puis cela ne veut pas dire que tous les personnages disparaîtront à jamais...
- As-tu une préférence pour l'une de tes oeuvres ?
Sans doute pour « Le manoir des immortels » car c'est le texte avec lequel j'ai connu les plus grandes joies. Je me souviens encore de mon enthousiasme lorsque j'ai reçu la réponse de Nuit d'avril pour me dire qu'ils acceptaient de m'éditer. Jusque là je pensais que c'était vraiment une chose impensable, irréalisable. De plus, ce roman est celui qui m'est le plus personnel car j'ai l'impression que chaque personnage de cette série est une facette de ma propre personnalité. Lorsque j'écris leur histoire je les sens presque me murmurer d'écrire telle scène, tel dialogue... je ne dois pas être loin de la schizophrénie.
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- Comment se passe la collaboration pour la création des couvertures ?
Très bien ! C'est toujours très agréable de rencontrer des illustrateurs qui partagent la même passion pour les univers sombres, romantiques et d'essayer de trouver avec eux la meilleure manière d'illustrer un récit imaginaire. J'ai eu la chance d'encore pouvoir travailler avec Anne Claire Payet sur le projet « Absinthes et démons » et je n'ai pas été déçue. Son univers est une vraie source d'inspiration pour moi.
- Comment est venue l'envie d'écrire ?
Difficile à expliquer. C'était par un mélange d'ennui et de manque de lecture. C'est peut être un peu bête, mais c'est vrai qu'à l'époque, comme j'avais beaucoup le temps de lire et que je trouvais peu de récits vampiriques (seules des éditions comme Pocket terreur et ensuite Fleuve noir proposaient ce genre de romans à dose homéopathique) j'ai eu envie d'écrire ce que je ne trouvais pas dans les rayons des librairies.
- Ton métier d'éditrice doit te prendre pas mal de temps, en plus de ton travail de kiné, où trouve tu le temps d'écrire ?
J'en trouve de moins en moins malheureusement. La gestion du Petit Caveau occupe une grande partie de mon temps libre et c'est vrai que, du coup, je dois délaisser de plus en plus mes écrits. J'ai d'ailleurs finalisé beaucoup moins de nouvelles cette année et je traîne à finir le tome 3 de mes vampires londoniens alors que la sortie est prévue pour février. Mais je ne me plains pas car j'adore aussi ce coté très intéressant de l'édition qui permet de découvrir des textes, des auteurs, de transformer un manuscrit en véritable objet...
- L'écriture de nouvelles est-elle différentes de celle d'un roman ?
Pour moi pas tellement : je fais un plan de base de l'intrigue, je prépare les personnalités des différents protagonistes... Ce qui est différent je pense c'est que ce genre de texte ne doit avoir aucun temps mort et une fin la plus surprenante possible (du moins c'est mon point de vue). Cependant, je n'aime pas beaucoup écrire de nouvelles car je me sens frustrée de ne pas pouvoir davantage développer les intrigues et les personnages.
- Combien de temps te prend l'écriture ainsi que la correction ?
Au total, l'écriture d'un roman me prend entre un an et un an et demi, cela dépend de sa longueur. Je sais que je suis très lente mais je n'ai malheureusement que quelques petites heures par mois à consacrer à cette passion.
- A quel moment es-tu passé du stade de l'écriture « pour soi » à celui de l'envie d'être publié ? As-tu écris dans l'optique d'une publication ?
Non, comme je l'ai dis plus haut. Mon écriture était très égoïste au départ, je désirais juste combler mon manque de lecture. L'idée d'être publiée est venue bien plus tard, après avoir fait lire à une amie mon premier roman. Elle m'a dit qu'il n'avait pas à rougir face à d'autres récits fantastiques que l'on trouvait en librairies. Alors, plus par jeu, je me suis dit « pourquoi pas » et j'ai commencé à m'intéresser à de potentielles maisons d'édition.
- Tu as une autre série, Les Damnés de Dana, dont le premier tome La Dame Sombre devait être publié. La maison d'édition n'ayant pas tenue la distance, peut-on espérer voir le roman sortir chez une autre maison ?
Oui, j'ai eu beaucoup de chances avec ce récit. Malheureusement, alors que les préventes étaient déjà en route, les éditions cauchemars ont fermé leurs portes mais une bonne petite étoile avait repéré mon texte et m'a tout de suite proposée de le reprendre pour l'éditer. Ce sera fait courant avril 2012 aux éditions du Chat Noir (c'est un scoop ^^).
- Tu n'as vraiment pas de chance, après les éditions Nuit d'avril, c'est la deuxième maison qui ferme ses portes alors que tu as la possibilité d'être publié, ce n'est pas trop dure pour le moral ?
La quatrième en fait... (il y a eu Nuit d'avril, Le calepin jaune, Euryale et maintenant Cauchemars). Toutes ces désillusions m'ont vraiment appris à ne plus me réjouir à l'avance de possibles parutions et j'attends vraiment toujours d'avoir le livre entre mes mains pour pouvoir laisser exploser ma joie. Mais le monde de l'édition est ainsi et je ne suis pas la seule à avoir fait les frais de toutes ces fermetures, beaucoup d'auteurs sont dans le même cas. Il faut sans cesse repartir à la recherche de nouvelles opportunités.
- Quel conseil donnerais-tu aux personnes qui souhaitent se faire éditer ?
De bien sélectionner les maisons d'édition à qui elles envoient leur texte. Il est en effet inutile d'envoyer un polar d'anticipation à une maison spécialisé dans les histoires sentimentales par exemple. Il est important de regarder ce que l'éditeur publie déjà et de voir si son récit pourrait rentrer dans leur catalogue, sinon c'est souvent peine perdue. Il faut aussi essayer de bichonner son texte, éviter au maximum les fautes, les mises en pages illisibles. Et surtout ne pas se décourager à la première réponse négative !
- Quels sont tes passions à part l'écriture ?
Je suis une grande lectrice, enfin j'étais ! C'est vrai que j'ai beaucoup moins de temps aujourd'hui à consacrer à ma passion de la lecture mais ma bibliothèque reste quand même toujours prête à craquer sous le poids des romans. J'apprécie bien sur les histoires de vampires, les romans fantastiques, historiques et quelques séries plus sentimentales. A part ça, je visionne volontiers quelques séries télés (toujours fantastiques de préférence) et j'adore passer mes vendredis soirs au cinéma. ^^
- Tu as d'autres projets en préparation ?
Mes projets consistent surtout à finir les séries que j'ai commencées, je préfère me concentrer là-dessus pour le moment plutôt que d'entamer de nouveaux romans, bien que de nombreuses idées aient déjà germé dans ma tête. Donc, dans l'immédiat, j'écrirai le 4ème et dernier tome des aventures de Stella et la suite de « La dame sombre ».
- Un petit mot pour la fin de l'interview ?
Merci beaucoup pour toutes ces questions, je souhaite à tous vos visiteurs de merveilleuses lectures fantastiques !Le site de l'auteur
Romans :
Les soupirs de Londres (chronique)
Le Manoir des Immortels
Le Sang d'Hécate
La marquise des ténèbres
Les damnés de Dana
La dame sombre
Absinthes & Démons (chronique)
Nouvelles :
Sorcières et Sortilèges (chronique)
Le Lamento des Ombres
Anthologie "BORDERS"
8 commentaires
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Par Un bout d ailleurs dans Interviews le 12 Mai 2011 à 00:08Voilà une personne que j'ai d'abord rencontre sur le net grâce aux blogs, en échangeant nos avis sur nos dernières lectures (comment ça pas possible ?). Lorsque son livre, L'heure des fées est sortie, la miss a bien voulu me l'envoyer avec une jolie dédicace, et j'ai eu l'occasion de la rencontrer en vrai au salon du livre de Paris (merci Alicia) mais trop brièvement à mon goût. Elle a bien voulu m'accorder cette interview lors de laquelle on a pu se découvrir plusieurs points communs, mésaventures professionnels, maladresse et histoire de famille... Je vous laisse dès à présent découvrir ça.
Audrey : Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ?
Christelle : Ah, dur, je n'aime pas trop parler de moi, je suis née à Caen, j'ai vécu à Cherbourg, j'ai fait des études de lettres et je n'aime pas les maths. J'ai deux enfants et avec mon mari nous nous sommes mariés alors qu'Eddy n'avait pas fini ses études, en 98, mais pour les enfants, nous avons attendu. Je voulais cesser d'être toujours sur la route, j'ai attendu un poste fixe. J'étais prof de français, j'ai fait une pause il y a deux ans, car entre les enfants et les horaires, c'était difficile. Du coup, j'ai pu reprendre l'écriture, que j'avais lâchée en 98, et que j'avais un peu repris après l'arrivée d'Anya. J'avais du temps. L'écriture nécessite du temps.
A : Peux-tu présenter La trilogie des Fées ?
C : La trilogie des fées représente mon amour des créatures surnaturelles, bien sûr, dans un cadre dont je suis éprise, et avec des personnages que j'ai crées il y a trrrrès longtemps.
A : A l'époque de tes études si j'ai bien compris ?
C : Oui tout à fait. ^^
A : La trilogie se situe en Bretagne à la fin de la seconde guerre mondiale. Pourquoi cette région et cette période ?
C : La région, parce que je ressens quelque chose chaque fois que j'y vais...c'est indéfinissable, et irrésistible. La période, parce que c'est une de celles qui m'a le plus marquée quand j'étais à l'école ou quand je lisais à ce propos: une période troublée, ou même le quotidien des gens était horrible ou source de danger permanent.
A : Comment est venu l'envie d'écrire ?
C : J'ai toujours écrit de petites histoires. ^^
A : Depuis petite ?
C : Oui, vers dix onze ans, quand on commence à faire des rédactions pour le collège... J'adorais en faire, et créer d'autres histoires courtes à côté.
A : Tu as deux enfants et un mari, où trouves-tu le temps pour l'écriture ?
C : Quand les petits sont partis, en journée (école!) et le soir.
A : Tu es édité par Ada, maison d'édition canadienne, peux-tu expliquer ton parcours pour te faire publier ?
C : J'ai envoyé mon manuscrit à toutes les maisons d'éditions dont je lisais les ouvrages, et certaines n'étaient peut-être pas bien ciblées, je dirais. Je connaissais Ada, dont j'avais dévoré la série visions, ailes d'Aprilynne Pike, la Complainte de Maggie Stiefvater, et d'autres encore. J'aimais bien ce qu'ils faisaient, je me suis dit pourquoi pas, et ils m'ont répondu positivement.
A : Et ça t'as pris combien de temps ?
C : Ada a répondu en moins d'un mois, à l'époque, et ils voulaient savoir si j'avais écrit la suite (c'était le cas, la trilogie était achevée).Mais je dirais que j'ai envoyé des manuscrits entre septembre 2009 et mars 2010.
A : Ah oui c'est du rapide ! Que penses-tu des couvertures, qui certes sont très belles mais pas du tout représentative des fées dont tu parles ?
C : Quand j'ai vu la première couverture, je me suis dit qu'elle était sublime, en effet, et qu'elle attirait l'½il. C'est vrai que mes fées ne ressemblent pas du tout à celles des couvertures, c'est sûr! Mais elles renvoient à la beauté, le merveilleux, la magie, comme dans l'½uvre. J'aurais aimé avoir une image des personnages en bonus! lol
A : Mais trop, ça aurait été cool. Tu n'as pas eu ton mot à lire sur les couv' je suppose ?
C : J'avoue que je n'ai même pas pensé à demander, lol j'ai découvert l'édition avec ma trilogie, je suis novice. ^^
A : Combien de temps te prend l'écriture ainsi que la correction ?
C : En général, je mets trois mois pour un tome. J'écris à la main, je recopie sur Word, je corrige.
A : T'es une rapide en fait ! A quel moment es-tu passé du stade de l'écriture « pour soi » à celui de l'envie d'être publié ? As-tu écris dans l'optique d'une publication ?
C : Oui, je suis rapide, c'est vrai! J'ai la chance d'avoir des idées qui fusent, bien souvent, avec des périodes plus plates...
J'ai repris sur Word le premier tome des fées, écrit sur un cahier, et après, je me suis dit, pourquoi pas faire partager cette histoire que je possède depuis si longtemps et que j'aime? Je souhaitais vraiment faire partager tout ce que j'avais ressenti.
A : Tu l'as fait lire à des amis avant de l'envoyer aux éditeurs ?
C : Oui, à mon mari, et à une amie que j'ai connue grâce à notre passion commune pour les récits surnaturels et l'écriture. Elle aussi écrit. ^^ (Il s'agit de Secret forbidden World, Fleur)
A : Quel conseil donnerais-tu aux personnes qui souhaitent se faire éditer ?
C : Qu'ils n'hésitent pas, s'ils ont envie de se faire éditer, c'est parce qu'ils ont quelque chose à partager! Et serait trop bête de ne pas le faire! Bien sûr, après, il faut que les maisons d'éditions acceptent, et ce n'est pas toujours facile...
A : Oui j'en vois beaucoup qui écrivent de très bonne chose et qui ont beaucoup de mal à se faire publier... Très bon conseil. ;)
C : Certaines ne m'ont jamais répondu, même une lettre de refus, rien... ce n'est pas évident à accepter.
A : J'imagine... Je sais que tu lis beaucoup, quel sont tes thèmes favoris ?
C : Le fantastique, sans aucune hésitation!
A : ^^ La jeunesse aussi tu aimes bien il me semble ?
C : Oui, car les ouvrages jeunesse sont extraordinaires décomplexés, dans le sens où pour satisfaire un public jeune exigeant, les auteurs imaginent des intrigues vraiment extraordinaires.
A : Je suis bien d'accord avec toi, même si c'est toujours un peu frustrant dans l'évolution des personnages je trouve.
C : Oui, j'ai remarqué que désormais, certaines histoires pouvaient stagner dans l'évolution des personnages... est-ce commercial, ou autre chose? Je ne sais pas! Moi j'aime bien aller vers un but, que ça bouge, que ça évolue, toujours! Et comme j'aime ça, j'essaie de le faire, on dit toujours qu'il faut essayer d'écrire le livre qu'on aimerait lire. ^^
A : Oui tout à fait, Maria & Ael évoluent très bien je trouve. ;)
C : Merci! Je ne voulais pas qu'ils restent statiques, je voulais qu'ils vivent plein de choses. ^^ Et d'ailleurs, il n'est pas exclu qu'un jour, si j'ai envie, je leur fasse revivre des aventures... Je ne sais pas, je ferai comme je sentirai, à l'envie.
A : Quels sont tes passions à part l'écriture ? Et la lecture ?
C : J'aime m'occuper d'animaux, j'aime tout ce qui a trait à la magie, aux superstitions... sans forcément être crédule. ^^
A : Tu as d'autres projets en préparation, pourrais-tu nous en dire plus ?
C : Oui! Ada va publier Mémoires d'immortels, une histoire en un seul volume qui se déroule sur tout le XXe siècle, et que j'avais écrite en 98, durant l'été.
Puis Ada publiera la trilogie des enfants de l'Océan, qui reprend la mythologie celtique et dont l'histoire se passe de nos jours.
Et je suis en train d'écrire une histoire de revenants.
A : Hé bien ! Que des bonnes nouvelles, tu as des dates de publications ?
C : Non hélas, pas encore. ^^ Mais je t'en parle dès que je le sais! A priori, il y aura des nouvelles d'ici la fin de l'année. ^^ Ou avant.
A : Ah cool. Merci. ^^ Un petit mot pour la fin de l'interview ?
C : Faites ce que vous avez envie de faire! Si vous souhaitez écrire, écrivez... Si vous voulez faire publier, essayez! Sinon, il n'y a que des regrets...
Ah oui, encore une chose : je voudrais que toutes les maisons d'édition essaient de prendre quelques risques en publiant de nouveaux auteurs, qui sait quelles perles peuvent dormir dans des tiroirs.
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Par Un bout d ailleurs dans Interviews le 21 Novembre 2010 à 14:43Cécile Guillot, ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose mais si vous lisez les romans des éditions du petit caveau et des éditions cauchemars, sachez que c'est elle qui a fait certaines couvertures ! Elle a également publié des nouvelles dans différentes anthologie. La demoiselle est multicarte : illustratrice, auteur, photographe, webmaster et anthologiste... Je vous laisse maintenant découvrir l'interview qu'elle a bien voulu m'accorder.
Audrey : Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ?
Cécile : Bonjour, je m'appelle Cécile, j'ai 28 ans et je suis passionnée de fantastique depuis toute petite. Je lis beaucoup, et de temps en temps il m'arrive de prendre la plume...
A : Parle-nous de ta sortie aux éditions cauchemars, « A l'ombre des pleurs ».
C : « A l'ombre des pleurs » est un recueil de 7 nouvelles fantastiques. La première histoire, « De larmes et de sang », devait en fait être une novella mais comme elle ne fait qu'une soixantaine de pages, j'ai décidé d'y ajouter quelques unes de mes petites histoires déjà écrites. C'est ainsi que cet ouvrage est né. J'y aborde de nombreux thèmes, certains classiques comme les vampires ou les sorcières, et d'autres plus exotiques... Je n'en dirai pas plus pour vous laisser la surprise ! C'est un peu dur de parler de son propre style, mais chacun s'accorde à dire que mes histoires sont assez sombres et poétiques.
A : Tu as fait des illustrations de couverture pour différents auteurs. Pourquoi ne pas faire toi-même celle de ton recueil ?
C : Pour mon livre, je voulais la plus belle couverture possible... Je ne me considère pas comme une grande artiste, je suis toujours insatisfaite de mon travail donc il me paraissait logique de me tourner vers un professionnel au talent reconnu. Et puis j'ai vu les illustrations d'Anna Marine et c'était évident : je devais travailler avec elle !
A : Jusqu'à présent tu as été publié dans des anthologies avec d'autres auteurs. La pression est-elle différente maintenant que tu as un recueil rien que pour toi ?
C : C'est vrai que je n'ai jamais eu de pression pour les anthologies, « si les gens n'aiment pas mes nouvelles, ils en aimeront sans doute d'autres » pensais-je... Là c'est plus compliqué, s'ils n'aiment pas mes nouvelles... et bien ils auront dépensé leur argent pour rien ! Plus sérieusement, oui cela ne va pas être simple car je ne peux me cacher derrière personne d'autre mais j'anticipe en me disant qu'on ne peut pas plaire à tout le monde (rire).
A : Comment est venu l'envie d'écrire et celle de l'illustration ?
C : Pour l'illustration, j'ai toujours dessiné, mais jamais de façon très sérieuse. Ce n'est que sur le tard, après avoir découvert des artistes gothiques comme Victoria Frances, que j'ai voulu vraiment m'améliorer et découvrir d'autres techniques (aquarelle, pastel, ...). Inévitablement, j'ai essayé la photomanipulation et la suite tient surtout du hasard. J'ai gagné des concours, puis ai commencé à recevoir des commandes...
L'écriture est venue plus tard. En fait j'ai toujours beaucoup lu. Pendant que mes camarades d'école lisaient la bibliothèque rose ou verte, je lisais Stephen King ! Mais je n'ai jamais vraiment essayé d'écrire, et quand j'y pensais, cela me faisait envie tout en m'effrayant. Je ne m'en sentais pas du tout capable ! (exception faite d'un petit essai au CE2, j'avais écrit un recueil de nouvelles d'horreur avec mon amie Séverine, les histoires étaient très mauvaises et pleines de fautes !). C'est à 26 ou 27 ans que j'ai sauté le pas. Le royaume des fées avait besoin de nouvelles et je me suis dit « pourquoi ne pas essayer ? ». Les retours positifs m'ont incitée à vraiment m'y mettre et j'ai décidé de participer à mon premier AT. Comme j'ai réussi cet AT, j'étais encore plus motivée !
A : Cela a-t-il était difficile de trouver un éditeur pour te faire publier ?
C : Non ! Je savais que Fabien (Editions Cauchemars) avait beaucoup aimé mon texte pour l'anthologie Momies alors je lui ai envoyé mon manuscrit et 10 jours plus tard il m'a annoncé la bonne nouvelle !
A : Comment en es-tu venu à travailler en tant qu'illustratrice pour les maisons d'éditions ?
C : Tout a commencé avec les concours que j'ai remportés et qui m'ont permise de travailler avec des maisons de disques et des groupes. Comme j'adore les livres je voulais faire aussi une couverture, mais à vrai dire c'était juste un rêve que je pensais irréalisable. J'ai envoyé quelques images aux Editions du petit caveau, et j'ai en postées aussi sur leur forum. Stéphane Soutoul a beaucoup aimé et a souhaité que je réalise la couverture du Mal en la Demeure. Après cela, divers éditeur m'ont contactée.
A : Combien de temps te prend l'écriture ainsi que la correction d'une nouvelle ?
C : Cela dépend, mais je suis assez longue. Je dirais quelques jours pour une nouvelle courte, et un mois pour une nouvelle un peu plus longue et élaborée. En fait j'ai besoin de beaucoup y penser, je me joue les scènes dans ma tête, je m'empreigne de l'atmosphère que je souhaite délivrer avant de passer à l'écriture proprement dite. Du coup, j'écris petit bout par petit bout, et ne fais presque aucune correction derrière.
A : A quel moment es-tu passé du stade de l'écriture « pour soi » à celui de l'envie d'être publié ? As-tu écris dans l'optique d'une publication ?
C : En fait, quand j'ai participé à mon premier AT, pour les Editions Argemmios, je ne pensais pas du tout écrire pour être publiée. J'ai fait ça plutôt comme un exercice, un entraînement... Je me suis dit que Nathalie Dau, dont j'admire le travail d'auteur, allait me rire au nez ! Quand j'ai reçu sa réponse positive, j'ai sans doute eu la plus grosse surprise de ma vie. Mais du coup, tous les écrits qui ont suivi ont toujours été dans l'optique d'une nouvelle publication... Je n'ai jamais écrit uniquement pour moi finalement, cependant j'écris pour me faire plaisir, quand un sujet m'inspire.
A : En plus de ton travail de psychologue, d'illustratrice et aussi celui d'auteur, tu as créé le collectif « Les enfants de Walpurgis ». Peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste exactement et comme est venue cette envie.
C : J'adore les sorcières, et je cherche toujours de nouvelles histoires à lire les mettant en scène. En langue française le choix est assez limité. Je me suis donc dit que faire une anthologie sur mon thème fétiche serait une bonne idée. J'ai contacté quelques auteurs de ma connaissance et le projet est né. Comme notre antho a eu de bonnes critiques et qu'on a bien aimé l'expérience, j'ai proposé que nous sortions une anthologie par an, sur des thèmes variés. Les enfants de Walpurgis, c'est donc Vanessa Terral, Alexis Lorens, Stéphane Soutoul, Angélique Ferreira, Ambre Dubois, Céline Guillaume, Marianne Gellon, Bettina Nordet et moi-même.
Jusqu'à maintenant c'est moi qui imposais les thèmes (les sorcières, puis la musique) mais pour nos prochains ouvrages, nous voterons. Une fois le thème lancé, chacun travaille dessus, puis m'envoie son texte. Je m'occupe des corrections et j'envoie le tout à Vanessa Terral qui corrige les dernières coquilles et s'occupe de la 4ème de couverture.
A : Quel est ton secret pour réussir à tout mener de front ?
C : Je ne sais pas.... Je suis tout le temps occupée, mais j'en ai sans doute besoin ! Et puis j'ai un calepin où je note toutes les choses que je dois faire en rentrant du travail. Bien sûr je n'arrive jamais à tout faire, il faudrait inventer les journées de 48h !
A : Quel conseil donnerais-tu aux personnes qui souhaitent se faire éditer ?
C : Je pense qu'il faut vraiment croire à son histoire. L'avoir écrite pour se faire plaisir avant tout, puis ensuite vouloir la partager. La forme est aussi très importante : rechercher les répétitions et les fautes pour envoyer un texte nickel. Ne pas hésiter à faire lire son texte à plusieurs personnes pour déceler d'éventuelles incohérences. Beaucoup lire. Et ne pas se décourager face aux refus.
A : Quels sont tes passions à part l'écriture et l'illustration ?
C : J'adore la musique. Depuis plusieurs années, je m'occupe d'un webzine sur le metal (Des filles et des riffs) dans lequel je fais des chroniques et des interviews de groupes. Je viens de m'associer avec un label et je prépare mes propres compilations. Parfois je donne un coup de main pour l'organisation de concerts.
A : As-tu d'autres projets en préparation ? Si oui, pourrais-tu nous les présenter ?
C : Je viens de terminer un projet en tant qu'anthologiste/illustratrice. Il s'agit d'une anthologie illustrée intitulée « Dames de lune, Fées des brumes ». J'attends de voir si elle sera publiée.
Je travaille sur une tétralogie ayant pour thème la sorcellerie et la wicca. Le premier tome est en cours d'écriture, et j'avoue penser déjà à d'autres volumes, mettant en scène mes personnages secondaires.
Enfin, je viens de créer une revue gothique « Les soupirs de Ligeia », le premier numéro sortira en janvier. Vous y trouverez des articles mais aussi des nouvelles.
A : Un petit mot pour la fin de l'interview ?
C : Merci à toi pour cette interview et merci à tous ceux qui me soutiennent et m'encouragent, notamment Vanessa Terral et Stéphane Soutoul. Et puis, bien sûr un grand merci à mes éditeurs Fabien et Nathalie !
Pour lire mes avis :
- Coeur de cristal (commande)
- Une Petite fille si attentionnée (commande)
A paraître :
- A l'ombre des pleurs (commande)
Pour plus d'infos sur les autres publications, allez sur son site.
4 commentaires
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Par Un bout d ailleurs dans Interviews le 17 Octobre 2010 à 17:56Rencontré sur le forum VDN, Stéphane fait parti des auteurs dont j'achète les ½uvres les yeux fermés. Chroniqueur sur le site vampirisme.com, il partage sont temps entre l'écriture et la lecture. Le mal en la demeure, premier tome du Cycle des âmes déchues est paru aux éditions du Petit Caveau en juin dernier. La suite est d'ores et déjà prévue. Chimères d'Albâtre, un recueil de 14 nouvelles (rien que ça !) est actuellement en précommande aux éditions Cauchemars. C'est très gentiment qu'il a accepté de m'accorder une interview pour le blog. Je vous laisse découvrir ça !
Audrey : Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ?
Stéphane : Bonjour à tous, je m'appelle Stéphane Soutoul, je suis âgé de 33 ans. Je vis à Nîmes, une petite ville du Gard. Je suis un passionné de lecture, d'écriture et de cinéma – des occupations très classiques en somme. En fait, j'apprécie tout ce qui permet de rêver et s'évader au quotidien. Par contre le petit écran chronophage me laisse indifférent, bien que je sois friand de séries tv.
A : Parle-nous de tes sorties sur papier, « Le cycle des âmes » et « Chimères d'Albâtre ».
S : Le mal en la demeure est mon premier projet destiné à la publication, écrit dans l'intention de le faire lire à d'autres personnes. Il s'agit avant tout d'une histoire d'amour impossible. Gérald de Lacarme appartient à une illustre famille spécialisée dans la chasse aux vampires. Il a pour mission de protéger les membres d'une famille respectable suite à la requête d'un vieil ami de son père. Mais arrivé sur place, l'aventure va se révéler bien plus dangereuse et troublante que prévu puisque certaines des personnes sur qui Gérald est censé veiller sont déjà frappées par la malédiction des vampires. J'ai davantage essayé d'écrire une descente au enfer plutôt qu'une enquête à proprement parlé. Un détail : Le mal en la demeure ne s'inscrit pas dans le genre bit-lit mais gothique romantique. Je n'ai pas volontairement choisie le format de novella, il s'est imposé de lui même au fil de l'écriture. Chimère d'albâtre est un recueil de nouvelles exclusivement vampiriques. Je tenais à aborder le thème du buveur de sang sous plusieurs angles différents. Certaines histoires sont plus récentes que d'autres. On en trouve de très sombres, des plus humoristique, des sanglantes, des romantiques... Je me suis bien amusé en l'écrivant. C'est un gros projet qui me tient à c½ur. Les 14 histoires sont différentes l'une de l'autre sans doute certaines plairons plus que d'autres. La rédaction de ce recueil s'est faite en plusieurs étapes, sur près de deux ans selon mes humeurs, mes inspirations mais au finale, je pense que ça donne une cohérence globale.
A : Pour « Le cycle des âmes », si j'ai bien compris, tu comptes écrire un volume par enfant de la famille Lacarme ?
S : En fait, Le cycle des âmes déchues comptera 3 volumes, le premier faisait office d'introduction à la famille de Lacarme. La suite, Le sacrifice des damnés, mettra Léonore de Lacarme à l'honneur ainsi que son frère Paul... Je n'en dévoile pas davantage, mais l'héroïne du 3e opus (oui, ça sera une héroïne) sera elle aussi une de Lacarme, mais un peu spéciale. Dans le futur, peut-être serais-je tentais d'écrire un recueil de nouvelles qui parlera de différents membres de la famille, à des époques plus ou moins reculées. Il y aurait matière je pense...
A : Passer du stade de publication numérique dans des webzines à des parutions papiers doit être un grand moment. Comment as-tu vécu ça ?
S : J'ai d'abord été intimidé. Mes premières histoires parues dans des webzines avaient reçu un bon accueil, mais la magie du papier met une pression un cran au-dessus. D'abord bien sûr, il y a la joie d'avoir vu un de ses textes accepté. Puis ensuite, viens le doute. On se demande si on va être à la hauteur, si on mérite vraiment d'être publié, d'être lu par d'autres... On passe par toutes sortes de sentiments jusqu'à la sortie.
A : Et au final ? Content ?
S : Oui, content et rassuré. :) Les premiers retours ont été favorables, bien qu'il me reste encore pas mal de travail et de chemin à parcourir en tant qu'auteur. Mais les avis des lecteurs, leurs appréciations, donnent envie de continuer, d'aller plus loin et de s'investir davantage. Ce n'est qu'un début, en effet. Publié ou pas, je continuerai à écrire de toute façon. C'est un besoin, un plaisir. Ensuite, plaire à un lectorat est un luxe, mais qui motive diablement. ^^
A : Tu m'étonnes ! L'écriture de nouvelles est-elle différentes de celle d'un roman ?
S : Oui, complètement. Pour ma part, l'écriture d'un roman s'engage avec une plus grande marge de man½uvre que la rédaction d'une nouvelle. Une nouvelle doit être plus maîtrisée, on se doit d'aller à l'essentiel parce que bien souvent, on a des critères, des limites imposées. Niveau plaisir par contre, les sensations sont égales. C'est surtout au niveau de l'élaboration, de l'approche qu'il faut bien mesurer quel sens donner au fil conducteur de la nouvelle. Ensuite, on peut y greffer les ambiances qu'on affectionne, faire vivre ses personnages comme on l'entend... Mais le roman est plus "facile"...
A : As-tu une préférence pour l'une des tes ½uvres ?
S : Je suis attaché à chacune des histoires que j'écris, elles recèlent chacune un morceau de moi. J'y mets ce que j'aime, ce que je ressens, peur, espoir... Le mal en la demeure est l'histoire qui m'a procuré le plus d'émotions, Le sacrifice des damnés m'a ouvert de nouvelles perspectives de narrations... Chaque récit apporte sont lots de satisfactions et d'effort...
A : Comment se passe la collaboration pour la création des couvertures ?
S : Cécile (Guillot) est très professionnelle. Avant de se mettre au travail, elle me consulte pour savoir quel genre d'esthétique je désirerais. Pour l'ambiance, la mise en scène, la disposition... Pour le mal en la demeure, je lui ai fais part d'un résumé. Au fur et à mesure de l'élaboration des illustrations, elle me montre sa progression... C'est une méthode très agréable. L'illustratrice et l'auteur se mettent d'accord sur le contenu des couvertures. Je suis personnellement très satisfait du travail de Cécile et suis prêt à lui confier les couvertures de mes prochains ouvrages (si elle a de la disponibilité). Elle aura notamment en charge la couverture du 2e tome du cycle des âmes déchues.
A : Ton style est plutôt reconnaissable (du moins pour moi). Cela est quelque chose qui te viens naturellement ou es-ce travaillé ?
S : Non, le style n'est pas travaillé. J'ai toujours eu des facilités pour m'exprimer à l'écrit de façon romancé. Je ne pense pas qu'on puisse se donner "un style", il vient de lui même.
En écriture, on est maître de beaucoup d'éléments : les personnages, l'intrigue, les thèmes... Le style, quant à lui, viens naturellement. Le rythme, la disposition des émotions, l'atmosphère... Si, je fais attention à "doser", à ne pas tomber dans l'excès (ce qui m'arrive quand même parfois) et surtout de rester compréhensible pour les lecteurs... Qu'ils puissent ressentir le maximum d'émotions...
A : Comment est venue l'envie d'écrire ?
S : La lecture était le seul truc en cours qui captait mon attention. Le jour où on a étudié Maupassant je me suis dit que moi aussi je voulais écrire... J'avais un prof passionné faut dire, il transmettait l'envie de s'investir en littérature.
A : Cela a-t-il était difficile de trouver un éditeur ?
S : Non, je n'ai pas eu trop de mal à trouver un éditeur. Ma première histoire envoyée a été à l'occasion de l'AT "Or et sang" organisé par les éditons du petit caveau. J'ai eu le plaisir de voir mon texte retenu, alors je me suis permis de leur en envoyé un autre - une novella - qui a été également accepté. J'ai essuyé des refus depuis, mais aussi parfois des acceptations de manuscrits. L'un dans l'autre, je parviens à écrire ça et là, et c'est le plus important...
A : Combien de temps te prend l'écriture ainsi que la correction ?
S : L'écriture d'une nouvelle me prend environ 20/25 jours, la correction et relecture, 5 jours environ (ça fluctue selon les histoires en fait), l'écriture d'un texte de 150 pages, environ deux mois et puis 1 à 3 mois de corrections.
A : A quel moment es-tu passé du stade de l'écriture « pour soi » à celui de l'envie d'être publié ? As-tu écris dans l'optique d'une publication ?
S : J'écris depuis pas mal de temps déjà, mais ce n'est que récemment que j'écris en vue de publication. L'envie est venue grâce à ma découverte d'internet, c'est avec cet outil que j'ai eu accès aux appels à textes, que j'en ai appris davantage sur les éditeurs, leurs collections. Avant, c'était moins facile seul dans son coin. Il n'était pas facile de trouver des adresses, des infos... Avec le net, la communication est plus aisée... A présent oui, j'écris dans l'optique de publication. C'est comme une drogue : une fois qu'on y a touché, impossible de s'en passer.
A : Quel conseil donnerais-tu aux personnes qui souhaitent se faire éditer ?
S : Avant tout, de vraiment aimer la lecture et l'écriture. C'est bête à dire comme ça, mais se faire éditer est pratiquement la dernière démarche dans ce genre de passion. Ensuite, il ne faut pas se décourager. Malgré les refus, il faut s'obstiner, mais pas avec un seul manuscrit. En attente de réponse, il faut continuer à lire les ½uvres des autres auteurs, écrire encore et encore...
A : Quels sont tes passions à part l'écriture ?
S : Je me suis autrefois essayé au dessin, mais de façon peu convaincante. N'en reste pas moins que j'adore la bande dessiné sous toutes ses formes. Je suis également un passionné de cinéma, et de jeux de rôle (pas en tant que pratiquant, seulement pour l'élaboration de scénario). Mais en ce moment, l'écriture et la lecture m'accapare beaucoup de temps... Ecouter la musique aussi, c'est une bonne source d'inspiration...
A : Tu as d'autres projets en préparation, pourrais-tu nous en dire plus ?
S : La sortie du 2e tome du cycle des âmes déchues est prévue pour fin 2011 aux éditions du petit caveau. J'ai l'intention de peaufiner l'ouvrage, d'y apporter quelques améliorations et peut-être même une ou deux surprises. Ensuite, j'ai des projets dans différentes antho, mais je ne peux encore pas trop en dire à ce sujet. La plupart verront le jour en 2011... Et puis je compte m'atteler à l'écriture d'un roman aux accents bit-lit... Mais en plus sombre et adulte que ce que propose parfois la production anglo-saxon. Le projet toucherait les anges, les vampires et les cavaliers de l'apocalypse. Le sujet a l'air complexe dit comme ça, mais il est très clair dans mon esprit.
A : Les chevaliers de l'apocalypse ça promet. ^^ Un petit mot pour la fin de l'interview ?
S : Je remercie tous ceux et celles qui m'ont accordé leur confiance et leur temps en lisant Le mal en la demeure. Les commentaires, les encouragements et conseils prodigués sont précieux, vraiment... Et je remercie également Ambre et les éditions du petit caveau pour m'avoir donné ma première chance de publication. Une pensée aussi pour Fabien des éditons cauchemars et toute l'équipe qui fait un travail consciencieux et passionné.
Pour lire mes avis :
- Le mal en la demeure (commande)
- Confessions nocturnes (commande)
- Un deuil pour vengeance (commande)
- La Mort Céleste (commande)
A paraitre :
- Chimères d'albâtre
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