•  L'élite de Joëlle Charbonneau

     
    La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vie Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Testing. L’épreuve suprême. Un test ulitme qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne.

    Cia est une jeune fille intelligente. Petite dernière d'une famille composée de garçons, elle n'est pas vraiment féminine et préfère la mécanique à la botanique. Lorsqu'elle est choisi pour le Test, elle rentre chez elle fière et impatiente même si elle est triste de devoir quitter sa famille définitivement. Mais avant de partir son père lui annonce ce qu'il a toujours refusé de dire. Le Test est dangereux, beaucoup sont appelés mais très peu réussissent. Le seul conseil qu'elle doit retenir : ne faire confiance à personne.

    J'ai immédiatement accrochée au personnage de Cia. Elle est forte et indépendante, elle désire réussir mais n'est pas prête à tout pour ça. Elle ne désire pas ce perdre. Son esprit affûté et son intelligente vont la sortir de pas mal de pièges. C'est une héroïne forte avec laquelle ont s'identifie facilement. Tomas est lui aussi attachant. Dès les premières pages ont ressent les sentiments qu'il éprouve pour Cia, il est prêt à tout pour la protéger. C'est le seul en qui elle peut avoir confiance. Leur relation est progressive et même si Cia ne désire pas faire face à ces sentiments, elle se laisse quand même emporté par ceux de Tomas.

    Les épreuves que réserve le Test sont violentes et cruelles. Si la première partie du Test porte sur les connaissances généralistes, la seconde est axée sur la survie en milieu hostile. Le tout sous une surveillance constante. Des alliés inattendus vont prêter main forte à notre héroïne.

    J'ai été happé avec Cia dans cette aventure. L'auteure nous offre une histoire intelligente et réfléchie. La fin du roman est vraiment horrible, finir sur un tel cliffhanger est insoutenable. Vivement la suite !

     

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  • Le testament de Jessie Lamb écrit par

    Quand les médias ont commencé à parler du virus, Jessie Lamb, seize ans, était davantage préoccupée par les disputes de ses parents. Mais les premiers décès, d'abord au lycée puis au sein même de sa famille, ont eu raison de son indifférence. Impossible alors de nier la pandémie qui touche toutes les femmes enceintes et provoque leur mort.

    Confrontée à l'imminence de son extinction, l'humanité n'est jamais apparue si divisée. Mais à quoi bon choisir entre partisans de l'apocalypse et scientifiques acharnés quand l'avenir semble déjà écrit ? Contre l'avis de tous, Jessie décide qu'elle peut changer les choses. Quitte à faire l'ultime sacrifice...

    Difficile de parler de ce roman sans en dévoiler trop. Jessie est une jeune fille à la vie plutôt facile, mais elle n'a pas vraiment d'ambition ou d'envie particulière. Elle se laisse porter par la vie. Le choix qu'elle va prendre, celui qui va sceller son destin en est d'autant plus bouleversant. C'est donc son cheminement qui nous est narré. Au départ insouciante, elle prend petit à petit des décisions qui vont la faire mûrir. J'ai été tiraillée tout le long de ma lecture entre l'envie de la soutenir et celle de me dire qu'elle était beaucoup trop jeune pour mesurer sa décision. Mais tout le thème du roman est là. Doit-on décider pour les autres de ce qui est bon pour eux, même si cela nous semble irrationnel ?

    Les liens qu'elle entretient avec son père sont extrêmement touchants. Ils sont complices, trop peut-être pour sa mère. Joe, Prof-je-sais-tout comme elle le nomme, est son roc, il est toujours là pour elle. C'est aussi lui qui lui explique comment l'humanité va renaître. En tant que scientifique, il connaît l'évolution de la recherche et du vaccin. Ce qu'il n'imagine pas, c'est que l'idée va faire son chemin dans la tête de sa fille et que cela va le hanter. La culpabilité et le remords vont le pousser à agir de façon inattendue. Leur relation est forte et complice, ils ont la même passion pour la science et la même logique, et, pourtant, un fossé va se creuser entre eux.

    Jessie va se retrouver seul face à son choix. Personne, ni ses parents ni le garçon qu'elle aime ne vont réussir à la faire changer d'avis. Avec toute la naïveté de sa jeunesse, elle va prendre la seule décision qu'elle pense être juste.

    Ce roman est dur, mais en même temps plein d'espoir. L'enfermement et la révolte de Jessie sont difficiles, mais la relation avec son père amène une véritable bouffée d'air frais. La fin du roman m'a laissée au bord des larmes, les dernières lignes sont bouleversantes. C'est une histoire profonde qui pousse à la réflexion.

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  • Delirium

     
    Lena vit dans un monde où l'amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue... Peu à peu elle découvre l'amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu'il n'y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes...

    "Ils prétendent qu'en guérissant de l'amour nous serons heureux et à l'abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu'à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l'amour ne serait-ce qu'une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge."

    Delirium de Lauren Oliver

    Ce roman est presque un coup de coeur. Vous allez me dire pourquoi presque ? Je vous explique, en commençant par le commencement.

    Le seul livre sur la dystopie que j'ai lue avant Delirium est Farenheit 451 de Ray Bradbury, indispensable s'il en est dans la littérature SF. J'en garde un très bon souvenir et j'avoue ne pas avoir continué dans ce registre et je ne sais pas pourquoi (pas taper). Pourtant c'est quelque chose que j'aime beaucoup voir en film (Gattaca ou Equilibrium par exemple), alors retrouver les mêmes thèmes en littérature est plus qu'agréable.

    Force est de reconnaitre que Lauren Oliver maitrise son univers. L'amour ou l'
    amor deliria nervosa est une maladie hautement contagieuse qui est « soigné » pour toutes les personnes dès l'âge de 18 ans, il s'agit du Protocole. S'ensuit l'Appareillage : il est assigné un mari/femme de même condition sociale avec lequel il est prévu d'avoir un nombre défini d'enfant. Ici point d'émotion, en effet suite au Protocole l'amour n'est plus, mais avec cela l'amitié, l'envie, la vie en elle-même devient vide de sens pour nous lecteur.

    Dans ce monde étrange et sous contrôle permanent on découvre Lena, jeune fille de 17 ans, impatiente de passé son Protocole pour être enfin libéré du poids que la maladie a infliger à sa famille. Hana sa meilleure amie est beaucoup moins enthousiaste qu'elle et montre même des doutes sur leur société dictatoriale. Lors de leurs séances de jogging quotidienne elles rencontrent un jeune homme, le premier de leur vie (les contacts entre membre de sexe opposé sont interdit, sauf avec la famille), à partir de ça leur vie va changer...

    Les personnages sont pour moi trop peu nombreux mais c'est une nécessité étant donnée le contexte. Néanmoins, j'aurais aimé qu'Hana soit plus présente, c'est elle qui montre les premiers signes de rébellions mais au final ne fait pas grand-chose. Lena est par contre LE personnage du livre le plus intéressant, si au départ elle est plutôt « heureuse » de son sort, au contact d'Hana & d'Alex elle se met à réfléchir par elle-même. Ses réactions sont très compréhensibles une fois que l'on apprend son passé, on s'attache à elle, on est en stress lorsqu'elle croise les Régulateurs par exemple. Alex est mystérieux, il cache plus de choses qu'on ne pourrait le croire, il veut protéger Lena le plus possible et lui faire ouvrir les yeux sur ce qui l'entoure mais sans la brusquer. J'ai un gros faible pour lui (et non il n'est pas nu cf. Fièvre).

    Le presque coup de coeur c'est pour la première partie du roman un peu lente. Mais qui dit lente ne dit pas inintéressante ! Bien au contraire, elle est là pour bien nous faire comprendre dans quel monde évolue les protagonistes. Les Régulateurs m'ont fait penser aux soldats allemands de la seconde Guerre Mondiale et les Raids aux rafles des juifs, c'est d'ailleurs une question que je compte poser à Lauren. Passé les 250 pages impossibles de lâcher le livre. Un chapitre puis un autre, événement et révélation se suivent jusqu'à cette fin. Une fin plutôt logique vu le contexte mais franchement créve coeur. La dernière page est refermée et une grande frustration s'empare de moi. Je veux la suite ! Mais pour ça il faut attendre l'an prochain.

    En conclusion c'est un très bon livre, bien écrit qui malgré une première partie qui sert de mise en place aux décors et aux personnages s'avère être une très bonne surprise. C'est un très bon roman à découvrir de toute urgence, vous n'en ressortirez pas indemne, car oui il pousse à réfléchir sur ce qui, pour nous, est la liberté. A


    Delirium de Lauren Oliver

    Pandemonium

    Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant. Aujourd’hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ?

    J’attendais cette suite avec impatience. Il faut dire que de Delirium fini sur un très gros cliffhanger. J’avais une certaine appréhension et beaucoup de choses en tête sur les évènements possibles. Après lecture je suis à la fin assez satisfaite mais également surprise.

    On retrouve l’écriture de l’auteur, son style est toujours aussi beau. Par le biais d’un chapitre « Maintenant » puis d’un autre « Avant » le roman prend un dynamisme très intéressant. Cela permet de suivre l’évolution de Lena, celle après la fuite vers la nature, sa survie et l’identité qu’elle doit se créer. Avec sa nouvelle vie, des nouveaux personnages entrent en jeu, Raven tout d’abord, la jeune femme qui lui sauve la vie et l’intègre dans son groupe. Elle lui apprend à survivre, être autonome mais également de penser aux autres. Une nouvelle Lena née au fil des pages avec en filigrane un Alex laissé pour mort. Avec Raven il y a les membres du Refuge : Tack, Hunter, Bram, Blue et les autres. L’autre personnage important arrive assez rapidement, il prend sa place petit à petit et on se pose autant de questions que Lena à son sujet.

    Impossible d’en dire plus sans dévoiler des éléments importants. Néanmoins, cette suite fait réfléchir sur nos réels désirs. Vivre et aimer librement, tout ça à un prix. On découvre que le Protocole n’est pas le seul moyen de contrôler les gens.

    Ce tome est vraiment très bon, c’est une digne suite. Le début se met en place doucement pour bien mettre en évidence les changements opérés, chez Lena, dans les villes. L’action arrive au milieu du roman et d’une façon très intelligente, les actions du passé et du présent se chevauchent pour donner un rythme haletant. J’avoue qu’à la dernière page du roman et après LA phrase, j’avais envie de jeter mon livre à travers la pièce. Le cliffhanger est encore pire que pour Delirium. Certes je savais que ça finirait dans ce style, l’auteure nous avait prévenu mais quand même… Un an avant d’avoir la fin de la série, ça va être long, très long… A

    Livre lu en lecture commune avec Laura, pour voir son avis c'est par . 

    Delirium de Lauren Oliver

    Hana

    Hana vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. Un monde où un Protocole a été mis au point pour immuniser les jeunes contre le delirium. Alors que la date de son opération approche, Hana regrette l’absence de sa meilleure amie Lena. Elles sont devenues si différentes ! La très docile Lena refuse d’assister à des concerts clandestins, tandis que Hana ne manque pas une occasion d’expérimenter l’interdit. Pour elle, ce dernier été de sa vie d’avant devient synonyme de musique effrénée, de danse, et même d’amour.

    Cette nouvelle est à lire après le tome 2 car même si elle ne spoile pas ouvertement, elle peut laisser sous entendre certaines choses. L’histoire se positionne pendant le tome 1 mais cette fois-ci du point de vue d’Hana. J’avoue qu’après ma très grande déception du tome 3, j’avais une appréhension. Et bien il n’y avait pas de raison. Cette nouvelle est vraiment intéressante, on voit l’évolution d’Hana et ses questionnements. On ressent aussi comment elle vit l’éloignement qui se creuse entre elle et Lena. L’un si mesuré, l’autre si vive. L’été avant le protocole est celui des interdits, des soirées clandestines et des rencontres interdites. C’est la dernière fois que les choses auront un sens. Mais ce n’est pas sans risques et l’on retrouve les scènes que l’on connait déjà mais la vision d’Hana amène à comprendre ses actes futurs. Hana est celle qui pousse Lena à la réflexion, c’est aussi celle qui ose le plus de choses. Elles sont complémentaires et vont évoluer différemment sans qu’elles ne comprennent comment ce changement a pu opérer.

    J’ai passé un très bon moment avec cette nouvelle et l’écriture de Lauren Oliver est toujours plaisante (bizarrement ça m’a fait défaut dans le dernier tome). A

    Delirium de Lauren Oliver

    Requiem

    Après avoir sauvé Julian d’une condamnation à mort, Lena et ses amis regagnent la Nature. Mais celle-ci n’est plus un lieu sûr, des rebellions ont éclaté partout dans le pays et les Régulateurs sont postés à la frontière, à l’affût de toute transgression. Le gouvernement ne peut plus nier l’existence des Invalides et la menace qu’ils représentent. Tandis que Lena mène la Résistance prenant chaque fois plus de risques, sa meilleure amie Hana vit une vie sans amour au bras du jeune maire de Portland… Leurs récits se déroulent en parallèle, leurs voix alternent : quand les deux amies se retrouveront-elles ?

     

    C’est avec enthousiasme que j’ai attaqué ce dernier tome. La série étant un coup de cœur et après le gros cliffhanger du tome 2, j’étais extrêmement impatiente. Malheureusement, ce tome est une énorme déception ! Mais quel gâchis et surtout quel ennui !

    On retrouve donc Lena dans la nature avec Julian & Alex. J’aurai aimé un affrontement entre les deux garçons, ou une explication, quelque chose. Mais le seul passage qui leur est consacré est un pétard mouillé. De plus, les deux « amours » de Lena sont totalement inutiles dans ce dernier tome. Et Lena elle-même m’a tapé sur le système ! J’avais espéré qu’elle apprendrait des événements passés, mais non, elle agit comme une gamine capricieuse. Elle envoie promener Julian pour un oui ou pour un non, revient ensuite vers lui, et ce dernier est totalement transparent.

    Dans ce dernier tome l’auteure nous offre le point de vue d’un autre personnage : Hana. Mais si, Hana, la meilleure amie totalement inexistante dans le second tome. Et bien même si elle est moins pénible que Lena elle n’est pas captivante pour autant. Et surtout, elles sont aussi bêtes l’une que l’autre (elles ne sont pas amies pour rien, vous me direz). Elles ne voient pas plus loin que le bout le leur nez et s’étonnent d’un rien.

    Le gros problème du roman, c’est l’histoire. C’est extrêmement prévisible ! Mais bordel ! Pourquoi ? A peine lu 100 pages qu’on connait déjà la fin ! Je me suis donc ennuyée, mais vraiment. Je trouve que ce tome gâche complètement la série. D’ailleurs, je ne peux plus dire qu’elle fait partie de mes coups de cœur. Alors certes, l’écriture est toujours aussi belle mais ça n’a pas sauvé le roman pour moi. J’ai mis très longtemps pour le lire et j’ai dû me forcer. Vraiment dommage, je crois que ma déception est à la hauteur de l’amour que j’avais pour cette série : très grande. A

    Delirium de Lauren Oliver

    Tome 1 : Delirium - Parution février 2011
    Tome 2 : Pandemonium - Parution mars 2012
    Tome 3 : Requiem - Parution mars 2013
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